samedi 31 octobre 2009
Un Trésor !
Source : Le Point
C'était son jour de chance.
Un chômeur britannique a découvert le plus important trésor archéologique anglo-saxon jamais mis au jour, avec plus de 1.500 objets contenant plusieurs kilogrammes d'or et d'argent, dont une partie devrait lui revenir.
"Ça a été beaucoup plus amusant que de gagner à la loterie", a déclaré Terry Herbert, chômeur de 55 ans et découvreur en juillet du trésor du Staffordshire (centre de l'Angleterre), qui a été officiellement reconnu comme tel jeudi matin par les autorités britanniques. C'est en promenant avec son détecteur de métaux dans le champ d'un ami qu'il a repéré les objets datant du VIIe siècle , une découverte sans précédent.
"Mes amis du club (de détecteurs) disent toujours que s'il y a une pièce d'or dans un champ, c'est moi qui vais la trouver. J'ai peur de penser à ce qu'ils vont dire quand ils vont entendre tout ça", a déclaré Terry Herbert, qui a acheté son premier détecteur il y a 18 ans.
Sa découverte, dont l'importance est comparée à celle du tombeau du pharaon Toutankhamon, contient un bric-à-brac guerrier avec au moins 84 pommeaux et 71 gardes d'épées qui arborent pour la plupart des décorations de grande finesse, et des grenats incrustés dans l'or. Le trésor contient environ 650 objets en or pesant quelque 5 kg et 530 objets en argent (1,3 kg), et une grande quantité de pierres précieuses. Son évaluation devrait prendre un an et la valeur totale devrait dépasser le million de livres (1,1 million d'euros) selon un expert du British Museum. La découverte devrait être répartie à parité entre Terry Herbert, qui compte s'acheter une maison, et le propriétaire du champ, selon un accord entre les deux hommes.
"Une énorme surprise"
Les experts s'emploient désormais à assembler des dizaines de morceaux qui devaient former des heaumes finement décorés. Le trésor contient également des éléments liés à la Bible, en particulier une inscription belliqueuse en latin gravée sur de l'or qui serait tirée du Livre des Nombres et pourrait être traduite par : "Lève-toi, Seigneur, et que tes ennemis soient dispersés ! Que ceux qui te haïssent fuient devant ta face !" Des objets seront exposés à partir de vendredi, et jusqu'au 13 octobre, au musée d'art de Birmingham. Tous les objets seront ensuite transférés pour expertise au British Museum, avant d'être vendus. "La quantité d'or est stupéfiante mais, de façon plus importante, le travail d'ouvrage est parfait. C'était le nec plus ultra de ce que les ferronniers anglo-saxons pouvaient faire, et ils étaient bons", a expliqué Kevin Leahy, expert en la matière. "Il appartenait clairement à la très haute aristocratie ou à la royauté anglo-saxonne. Il appartenait à l'élite."
Pour Steve Dean, archéologue officiel du Staffordshire, le trésor est d'une "importance nationale et probablement internationale". C'est aussi une "énorme surprise" car aucun document ne laissait présager la présence d'un tel site dans le comté, a-t-il relevé. Le site archéologique anglo-saxon le plus important jamais découvert jusqu'à présent était celui de Sutton Hoo, dans le Suffolk (est de l'Angleterre), où ont été mis au jour en 1939 un cimetière et un bateau tombe datant du VIIe siècle. "Je répugne à le comparer à Sutton Hoo car c'est quelque chose de très différent. Sutton Hoo est un site funéraire, là c'est différent, c'est un trésor", a indiqué Steve Dean, soulignant que le trésor du Staffordshire contenait "davantage d'objets et parfois de meilleure qualité, il est unique" et va alimenter des travaux de recherches pour les 20 prochaines années.
jeudi 29 octobre 2009
Donner..
What I gave, I have
What I spent, I had
What I kept, I lost
Thomas Ravenscroft
Gravé sur la tombe d'un Lieutenant des Gurkha Rifles, mort en asie du sud-est
What I spent, I had
What I kept, I lost
Thomas Ravenscroft
Gravé sur la tombe d'un Lieutenant des Gurkha Rifles, mort en asie du sud-est
Que valons nous dans l'adversité ?
"En temps de guerre, si quelqu’un tire et que tu ne tires pas, cela veut dire que tu es un sous-homme. Nous voulions montrer que nous étions des hommes."
Marek Edelman (1921 - 2009)
dernier Commandant du soulèvement du Ghetto de Varsovie, en 1943
Marek Edelman (1921 - 2009)
dernier Commandant du soulèvement du Ghetto de Varsovie, en 1943
samedi 24 octobre 2009
Un débat essentiel
Source : Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
Si l'orthodoxie gastronomique commande de servir du vin blanc avec les plats de poissons ou de fruits de mer, c'est parce qu'il existe une raison objective, cachée dans nos papilles. La clé ? La teneur en fer...
Face à un plat de poisson, certains bannissent le vin rouge. D'autres déplorent ce maniérisme et affirment au contraire qu'il n'y a pas d'incompatibilité stricte. Le débat anime parfois des dîners en ville et il fallait peut-être ne pas être Français pour étudier le phénomène d'une manière scientifique. Des Japonais l'ont fait et concluent que les deux camps ont à peu près raison...
Plus précisément, la plupart des vins rouges ne conviennent pas et la majorité des blancs (secs, bien sûr, mais c'est une autre histoire) se marieront avec bonheur. Conclusion pratique : le choix le moins risqué est bien le blanc, sauf expériences préalables.
Les scientifiques en question (Takayuki Tamura, Kiyoshi Taniguchi, Yumiko Suzuki, Toshiyuki Okubo, Ryoji Takata et Tomonori Konno, l'histoire retiendra peut-être ces noms) ne travaillent pas dans un centre de recherche mais pour une entreprise japonaise, Mercian, productrice de vins et d'alcools. Leurs résultats viennent d'être publiés dans une revue scientifique, le Journal of Agricultural and Food Chemistry.
L'équipe a commencé par une série de tests gustatifs, avec, entre autres, des plats de Coquilles Saint-Jacques (parce que ce mollusque a un goût prononcé) accompagnés de vins blancs (26 différents) et de rouges (38). Les chercheurs ont ensuite analysé tous les breuvages pour déterminer les caractéristiques des vins que les goûteurs avaient appréciés après ce fruit de mer.
Le fer, un composant ignoré de l'arôme
La différence observée tenait à un seul paramètre : la quantité de fer. Au-dessus de 2 milligrammes par litre, le vin bu derrière la Coquille Saint-Jacques produit une mauvaise saveur. Les chercheurs japonais ont voulu vérifier en trempant ces mollusques dans les différents vins. Ils ont effectivement constaté par eux-mêmes qu'une désagréable odeur finit par se dégager quand le vin contient beaucoup de fer.
« Nous avons été surpris, avoue Takayuki Tamura. Nous pensions que la raison tenait plutôt aux quantités de dioxyde de soufre ou de polyphénols. » On sait que sa teneur varie en fonction du sol, du cépage et de la méthode de vinification (les cuves métalliques peuvent en ajouter) et les vins rouges en contiennent davantage que les blancs. Mais le fait que ce métal prenne part à la valeur gustative du vin est en effet plutôt surprenant. Par quel effet chimique, le fer génère-t-il un goût particulier ? Les œnologues de Mercian l'ignorent mais suspectent une réaction avec les acides gras insaturés.
Ils concluent également que, indépendamment de sa teneur en fer, le vin rouge, avec son goût plus fort, tend à écraser les fines saveurs de la chair de poisson, de mollusques ou de crustacés. Mais cela, beaucoup le savaient déjà...
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